PRIIME et IPOP : quelles subventions pour les entreprises ?

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Le programme d’aide à l’intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi (PRIIME) s’adresse aux personnes qui n’ont pas d’expérience de travail significative au Canada ou aux États-Unis dans leur domaine de compétence, qui sont sans-emploi ou sous-employées. Le programme peut les aider à intégrer un premier emploi significatif dans leur domaine de compétence.

À la différence, le programme Intégration en emploi de personnes formées à l’étranger référées par un ordre professionnel (IPOP) permet de soutenir l’intégration, dans un emploi connexe à leur domaine de compétence, de travailleurs étrangers formés à l’étranger et dont la profession est régie au Québec par un ordre professionnel.

Ces deux programmes donnent à l’entreprise de bénéficier accès à aide financière pour l’embauche et l’intégration en emploi des travailleurs étrangers concernés. Ces subventions visent essentiellement à améliorer l’intégration de ces personnes en emploi, en permettant aux entreprises de développer ou proposer des services de formation, d’accompagnement individuel, de francisation ou encore des outils de gestion des ressources humaines.

Il n’y a pas d’allocation d’aide à l’emploi dans le cadre du PRIIME, comme de l’IPOP. En revanche, l’employeur perçoit une subvention destinée à couvrir une partie du salaire versé au participant.

Cette subvention, qui peut s’étendre sur une période pouvant aller jusqu’à 52 semaines, selon les besoins d’intégration de la personne immigrante et les caractéristiques de l’emploi concerné, s’élève jusqu’à 70 % du salaire versé, dans la limite de 100 % du salaire minimum.

Ces deux programmes ont été largement bonifiés à l’été 2019, en plus d’avoir été rendus accessibles à davantage de travailleurs, puisque le montant a été revu à la hausse pour passer de 50 % à 70 % du salaire versé au travailleur étranger.

À certaines conditions, la subvention peut également couvrir ou alléger certaines dépenses engagées par l’employeur. Ainsi,

  • une somme de 2 000 $ CAN maximum peut être remboursée à l’employeur qui engage des frais d’accompagnement du travailleur étranger, afin de faciliter son intégration et son maintien en emploi ;
  • les coûts directs engendrés par la période d’adaptation du travailleur étranger, en particulier l’intégration des pratiques propres à l’entreprise et des outils de gestion des ressources humaines, peuvent être pris en charge jusqu’à concurrence de 5 000 $ CAN ;
  • enfin, le coût d’une formation d’appoint de courte durée (soit d’un maximum de 80 heures) peut être remboursé, jusqu’à 5 000 $ CAN.

Pour plus d’informations : www4.gouv.qc.ca/fr/Portail/citoyens/programme-service/Pages/Info.aspx?sqctype=sujet&sqcid=3142

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